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Quatuor Bruson

Clarinet, viola, piano and percussion (1 percussionist on a set of six cowbells, a suspended tubular bell in e flat, triangle and suspended cymbal, woodblock, piccolo snare drum and low drum). The cowbells are metallophones of non-well-tempered pitches, either real Swiss cowbells or cencerros or agogos. Select instruments so as to obtain six different sounds. Drum is a membranophone without snares producing a low sound.

Programme notes

(Dixit Casteels) I composed this quartet during a stay in July 2024 in Bruson in the family cottage of my Belgian friend Martine Baeyens to whom this composition is dedicated. Bruson is a beautiful mountain village located in the valley of Bagnes in the Swiss canton of French speaking Valais near Verbier, famous for its music festival. My composition entitled Bruson quartet opus 144 is structured like the solar voyage. Sound gestures unfold one after the other until the twelve e flat pitches that mark the solar zenith, punctuated by a single tubular bell. After the climax, these shortened sound gestures return in reverse order. Surely, some sound gestures are connected to the flora and fauna of the Alps (swift, ibex and chamois, butterfly, fight between the queens of cow herds) as well as alphorns, hikes, torrents, irrigation canals, ski lifts and rockslides. Nevertheless, my intention is not to describe nature. The infinite variations of colours and design of flowers and butterflies as well as the sound variation of torrents and water canals are all sources of inspiration for the composer willing to spend time. I can admire the subtle nuances of green in the partially lit undergrowth of forests without having to be a professional biologist. Emotion and scientific knowledge are not mutually exclusive. In nature, everything happens for a reason. Nature is never sad. I think the listener of contemporary music benefits from receiving information about the emotional content of the composition. On the other hand, explain compositional techniques reinforces the misconception that one can understand the music of past composers, unlike the music of our times. The listener often confuses understanding with familiarity which he can acquire by repeated listening since the invention of recording. I would keep analysis for musicologists and my students in composition. Back to the Bruson quartet, the speed of the flying swift, the agility of the ibex, that is the dream of the human-bird to fly, the paraglider twirling in the skies. Walking over long distances leads to deep inner thinking: solvitur ambulando, at least for me, as composing is a personal obsession. The twelve variations on a hike are also looking for their theme. To vary is to deviate from the norm. My variations are thus anti-variations. The main theme of the Bruson quartet is a dibrach consisting of two short rhythmic pulses. This pulsation is repeated as many times as the number of the variation being introduced. Each variation contains the premises or a reminiscence of the compositional material of another variation, because I strongly believe that everything is connected. Nothing new under the sun since Anaxagoras. I endeavoured and hoped to have succeeded in expressing the sensations given by Nature. Nature invites us to refreshing contemplation, ontological introspection and above all humility. Dear performer and/or concert organiser, tap in these thoughts for your programme note. Praise Nature!


Pensées:

J'ai composé ce quatuor lors d'un séjour en juillet 2024 à Bruson, un beau village de montagne situé dans le val de Bagnes dans le canton suisse  du Valais francophone près de Verbier, lequel est célèbre pour son festival de musique.  Cette œuvre intitulée le quatuor Bruson opus 144 est structurée comme un voyage solaire.  Les gestes sonores se succèdent jusqu'aux douze mi bémol qui marquent le zénith solaire  ponctué d’un seul coup de cloche tubulaire. Après ce climax, les évènements sonores reviennent  sous une forme raccourcie et dans l'ordre inverse. Un climax dramatique et une danse folklorique précèdent la douzième et dernière variation. Certes, certains gestes sonores de ce quatuor correspondent à la flore et faune des Alpes (martinet, bouquetin et chamois, papillon, combat des reines de troupeaux  de vaches, torrent, bisse, fleur, étage nival), ainsi qu'à des activités de montagne (cor des alpes,  randonnée ascendante et descendante, remontée et descente mécanique, éboulement).  Néanmoins, mon propos n'est pas d'illustrer la nature. Les cris stridents de la marmotte ou du martinet ne sont pas en mi bémol. Le bruit d'une bisse au détour d'un sentier ne sonne pas ponticello. Les infinies variations de couleurs des papillons et fleurs ainsi que les variations sonores  des torrents et bisses sont autant de sources d’inspiration pour un compositeur, pour peu qu'il soit  réceptif et prenne le temps d'écouter. Je peux admirer les subtiles nuances de vert d’un sous-bois  en pente partiellement ensoleillé sans devoir être un biologiste professionnel.  L’émotion et la connaissance scientifique ne s’excluent pas mutuellement: natura non contristatur et  nullum fecit inutiliter natura.  Je pense que donner à l’auditeur de musique contemporaine des informations qui se rapportent à l’émotion  affine sa réceptivité et augmente son plaisir d’écoute. Par contre, lui démonter les rouages dodécaphoniques  d'un nouvelle composition nuit à son écoute, car cela renforce le préjugé que la musique d’aujourd’hui est  incompréhensible, à l’inverse de celle des grands maitres du passé. L’auditeur confond souvent  compréhension et familiarité, laquelle il a pu acquérir depuis l’invention de l’enregistrement.  Je réserverais l’analyse au musicologue et à mes élèves compositeurs.  Revenons au quatuor Bruson.  L'homme-oiseau rêve de s'échapper à la gravité comme l'agile bouquetin. Le parapentiste virevoltant  dans le ciel valaisan veut voler comme le martinet. La longue marche du randonneur invite à  l'introspection. Solvitur ambulando me dis-je, pour autant que la création musicale m’obsède.  Dans ce quatuor les douze variations en randonnée sont elles aussi à la recherche de leur thème.  Varier, c'est dévier de la norme. Mes variations sont donc des anti-variations. Le seul vrai thème  du quatuor Bruson est un dibraque, une pulsion rythmique de deux courtes notes.  Cette pulsation rythmique est répétée autant de fois que le numéro de la variation qui est alors introduite.  Chaque variation contient une réminiscence d'une autre, car je suis convaincu que tout est relié,  tout est dans tout. Rien de nouveau sous le soleil depuis Anaxagoras.  Je désire exprimer les sensations qui se dégagent de cette Nature grandiose  qui "invite" à la contemplation régénératrice, à l'introspection ontologique et à l'humilité.  L'insistence grandissante des sons stridents du bloc de bois exprime l'urgence et l'accélération du dérèglement climatique. Cher interprète et  organisateur de concert, puisez à volonté dans ces pensées  la substantifique moelle que vous désirez partager avec les auditeurs. LAUS NATURAE. 


Handwritten sketches and drafts

to be found in chapter XLIV of the white cover, A3 size, 600 pages sketchbook 


Analysis

see page 108 of the score and 1.12 in The Vault (2025) under Articles


Parts

clarinet (page 111), viola (page 136), piano (page 162) and percussion (page 200)



Quatuor Bruson

Nuage, photographie de Matine Baeyens [2025)] (reproduite avec l'autorisation de la photographe)

Quatuor Bruson

Duration:

24'

Composed In:

2024

Dedicated to:

Martine Baeyens

Parts:

For score and parts, please email <rc@robertcasteels.com>

First performance:

First performed by:

Commissioned by:

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